EL GATO NEGRO

Une chaleur communicative et vitaminée délivrée avec un enthousiasme revigorant !

Axel Matrod, aka El Gato Negro, est quelque chose comme le filscaché de Blaise Cendrars et de Celia Cruz. Un cousin éloigné de Jack
London, qui aurait rangé ses mots dans une guitare plutôt que sur du papier. A l’adolescence, il a décrété que le rose de sa Toulouse natale était certes une jolie couleur, mais qu’il y en avait quantité d’autres, au delà de l’océan. Le vert acide du citron lime, le jaune soleil des poivrons, le rouge vif des piments, le brun clair du dulce de leche…

En Amérique du Sud, qu’il a parcouru de long en large et en travers, il a trouvé sa voix et une voie : créer une musique de vagabond, qui emprunte ici et là, à tous les rythmes poivrés qu’il a croisé au long de son périple.
Argentine, Bolivie, Paraguay… six mois sac au dos à parcourir lesterres latines.
De retour en Europe, il met le cap pour Barcelone où il devient musicien de rue et de bars, rencontrant d’autres expatriés qui lui enseignent les arcanes de cette musique qui l’habite. Un jour que la Guardia Civil lui a confisqué sa guitare, parce qu’il faisait la manche sur les ramblas, un compatriote, dans un bar où il chante, lui en offre une. Il se nomme Manu Chao !

Revenu s’établir à Toulouse, avec Irina devenue son épouse, El Gato Negro monte un groupe définitif autour de leur duo, El Gato Negro Y
Su Combo Tropical, qui tourne désormais depuis trois ans, et vient d’enregistrer ce Cumbia Libre, au titre qui sonne comme un manifeste.

Libre, de se frotter au reggae, au hip hop, à la samba, à la salsa et au son’ cubano. Libre d’assaisonner ces chansons en espagnolet brésilien, saupoudrées de quelques mots de français, des couleurs tropicales picorées dans les racines caribéennes et latines qu’il s’est découvert.